Quand l’agneau prés-salés du Mont-Saint-Michel n’en est pas

Viande que l’on retrouve traditionnellement au menu des repas de famille à l’occasion du week-end pascal, le prés salés Mont-Saint-Michel est produit par seulement 12 producteurs de la baie du Mont Saint Michel.
Alors, celui que l’on propose pour Pâques est-il vraiment du « prés-salés du Mont-Saint-Michel » ?

Une qualité reconnue à l’international

L’agneau est l’un des mets traditionnellement consommés durant le week-end de Pâques. Parmi ceux-ci, l’agneau « prés-salés du Mont-Saint-Michel » qui n’est produit qu’à toute petite échelle puisque l’on ne compte de 12 producteurs.

En effet, « prés-salés du Mont-Saint-Michel » est une AOP, une appellation d’origine protégée (AOP), ce qui explique ce nombre réduit de producteurs. Sept sont installés en Bretagne et cinq sur l’autre rive du Couesnon, et dont en Normandie.

Bien évidemment, une AOP, c’est des contraintes, mais également des atouts en terme de vente, et tout particulièrement d’export. En effet, les tables renommées ou les boucheries proposant des viandes d’exception en Russie, aux Etats-Unis, aux Japon ou encore en Belgique comme cet artisan boucher sont très friands de ce met.

Il faut dire que l’appellation « prés-salés du Mont-Saint-Michel » a fait du chemin puisqu’en 2009, il ne s’agissait que d’une AOC (appellation d’origine contrôlée) avant de devenir une AOP cinq ans plus tard. Aujourd’hui, ce label est reconnu à l’échelle européenne.

agneau prés-salés du Mont-Saint-Michel AOP

Une production presque confidentielle

Si vous cherchez de l’agneau prés-salés du Mont-Saint-Michel pour Pâques, il est très vraisemblable que vous n’en trouviez pas. Tout d’abord, parce que seule 13 boucheries en Ille-et-Vilaine et 7 dans la Manche le distribue.
De plus, pour obtenir le label de prés-salés du Mont-Saint-Michel, il faut que l’agneau ait pâturé au moins 70 jours. En respectant cette condition sine qua none, les premiers agneaux ne sont distribués qu’en mai.

Ainsi, impossible d’en trouver pour Pâques, à moins de se tourner vers des agneaux non labellisés ou de la marque locale « Le Grévin » dont le cahier des charges est moins strict et qui ne bénéficie pas de l’AOP.

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